Externalités : Des externalités existent lorsque l’activité d’un ou de plusieurs agents a une influence sur le bien-être d’autres agents, sans que cela donne lieu à des échanges ou à des transactions permettant de dédommager ces effets externes. On parle d’externalités positives lorsque de tels effets sont positifs, d’externalités négatives dans le cas inverse. La pollution est un exemple d’externalité négative.
1) Les externalités
a) Positive
Le transport représente une des plus importantes activités humaines mondiales. Il est indispensable dans l’économie et joue un rôle majeur dans les relations spatiales entre lieux géographiques. Le transport crée des liens entre les régions et les affaires, entre les populations et le reste du monde. Le transport est un service qui intervient à plusieurs niveaux, touchant plusieurs aspects de nos vies. Il a une grande importance à plusieurs points de vue:
• Historique. Les transports ont joué différents rôles. Rôle dans la croissance de certaines civilisations (Égypte et le Nil), dans le développement politique et culturel des sociétés (création de structures sociales) et aussi dans la défense nationale (empire romain, réseaux routiers américain).
• Social. Les transports facilitent les déplacements des citoyens qui désirent avoir accès aux services de santé, de bien-être, aux événements culturels et artistiques. Ils façonnent les villes, les régions en favorisant la mobilité des personnes. Ils ont un impact sur toute la société (usagers, fournisseurs, entrepreneurs, gouvernements).
• Politique. Les gouvernements jouent un rôle important dans les transports en tant qu’investisseurs, de décideurs et d’acteurs. Le rôle politique des transports est indéniable. Il est certain que les demandes de transport répondent à des impératifs économiques mais beaucoup de voies de communication ont été construites pour des raisons politiques. Les transports ont ainsi un impact dans l’unité nationale des pays.
• Économique. L’évolution des ir camera transports (développement et améliorations) a toujours été liée au développement de l’activité économique et à la création d’emplois directs et indirects. La construction de matériel de transport a évolué selon les modes en vigueur; construction navale, ferroviaire, automobile et aérospatiale (aéronautique et astronautique). Les transports sont aussi facteur économique de production de biens et de services. Ils donnent une valeur ajoutée aux biens et services, ils permettent la production à grande échelle, ils ont aussi un impact sur la valeur des terres (du sol) et permettent la spécialisation géographique de certaines régions. Les transports sont à la fois facteur et reflet de l’activité économique.
• Géographique. La fonction fondamentale des transports est d’ordre géographique, c’est-à-dire faciliter les déplacements entre des points géographiques différents. Les transports intéressent les géographes pour deux raisons. D’abord les industries, infrastructures, équipements et réseaux occupent dans l’espace une place importante et constituent les bases d’un système spatial complexe. Ensuite, parce que la géographie s’intéresse aux relations entre phénomènes dans l’environnement spatial et dans l’explication de ces relations; les réseaux constituent un objet d’étude des géographes. Les transports jouent donc un rôle dans la structuration et l’organisation de l’espace et des territoires. Au 19e siècle, l’objectif des planificateurs de transport était de couvrir la surface de la terre par des voies de circulation. Au 20e siècle, l’objectif est plutôt de sélectionner des itinéraires, de faire des choix de modes de transport, d’augmenter la capacité des réseaux existants et de répondre aux besoins de mobilité des personnes et des biens.
• Augmentation de la compétition. Lorsque le transport est efficace, le marché augmente pour un produit (ou service); donc il y a ouverture des marchés aux compétiteurs en offrant aux consommateurs d’un territoire, une gamme plus vaste de produits et services (ce qui est bénéfique).
• Augmentation des valeurs du sol. Les terres qui sont adjacentes ou desservies par de bons moyens de transport sont de plus grandes valeurs pour certaines activités. En milieu suburbain, l’accessibilité accrue augmente la valeur des terres.
• Créateur d’emplois. Les transports contribuent au Travel Phrases développement économique par la création d’emplois et par diverses activités qui en découlent. Ainsi un grand nombre d’emplois directs (transporteurs, gestionnaires, manutentionnaires) et indirects (assurances, emballage, entretien, agent de voyage, transitaire) sont liés à l’industrie du transport.
• Développeur de région. Les notions d’accessibilité et de désenclavement des régions ont permis l’exode rural. Le transport a joué un rôle de catalyseur dans ces migrations. Les voies de communication ou plus précisément la mobilité sont une incitation au développement. Alors que certaines régions profitent du facteur transport pour se développer, d’autres moins bien nanties ou mal desservies par les transports stagnent ou régressent FG Marketing Group.
b) Négative
• Environnemental. Les transports malgré tous les avantages qu’ils offrent ont aussi un coût environnemental élevé (pollution, exploitation des ressources naturelles). Les principales préoccupations face à l’environnement sont la qualité de l’air, celle de l’eau et les niveaux de bruits. Les décisions en transport devraient toujours être évaluées en tenant compte des bénéfices versus les coûts engendrés.
• Baisse des valeurs du sol. Les terrains près des aéroports et des autoroutes, donc près du bruit et de la pollution, voient leur valeur diminuer sauf s’ils sont destinés à des usages reliés à la fonction transport ou entreposage
• Bassins d’emplois/régions de travail. La dissociation croissante entre le lieu de travail et le lieu de résidence est grandement due à l’essor des transports motorisés, principalement la voiture privée. Les bassins d’emplois étant situés à l’extérieur des zones de travail, ceci a entraîné un grand nombre de déplacements quotidiens pour se rendre de la maison au lieu de travail (ces déplacement sont aussi appelés migrations, mouvements pendulaires, navettage ou commuting). Le transport en commun permettait avant le phénomène rurbain ces migrations massives entre l’usine et la ville. Aujourd’hui, l’automobile assure la majorité de ces déplacements. On remarque l’ampleur de ce phénomène dans les zones fortement peuplées, industrialisées et urbanisées particulièrement en Amérique du Nord. À l’inverse du commuting, l’organisation de régions de travail consiste à créer des emplois d’abord industriels puis éventuellement tertiaires dans les zones rurales plus ou moins rapprochées du centre afin d’intégrer la résidence à l’emploi.
• Écart de mobilité. Il existe beaucoup d’écart de mobilité entre les différentes couches de la société. La tendance veut que le nombre de personnes affectées par un manque de mobilité diminue. La pauvreté, les handicaps, l’âge et le sexe représentent des facteurs qui font varier les écarts de mobilité. Ainsi les personnes à faible revenu font moins de déplacements, ce qui a pour effet de restreindre leur accessibilité aux emplois et aux services médicaux (augmentation de la pauvreté et de la maladie). Les personnes souffrant d’un handicap, physique ou mental sont plus limitées en fonction de la sévérité de leur handicap. L’âge engendre aussi des écarts de mobilité. Les personnes âgées sont plus limitées dans leur déplacement à cause de leur santé, de leur game capacité physique et d’autres facteurs. Les jeunes sont aussi limités dans leurs déplacements; par contre, en ce qui les concerne, le phénomène est temporaire puisque éventuellement avec l’âge ils vont avoir accès à une plus grande mobilité.
• Perte de la rue. La rue appartient à la société et aux citoyens. Avec la hausse des débits de circulation, l’impact sur les activités a été important. Les activités qu’on retrouvait avant dans les rues comme les marchés, les agoras, les jeux d’enfants, les parades et processions, l’esprit de communauté et de voisinage ont peu à peu disparu au profit du trafic et de l’automobile. Dans un but de protection, les gens se sont “enfermés” dans les cafés et les centres commerciaux pour faire les activités traditionnelles; ou on a éliminées celles-ci complètement du moins à certains endroits. Le débit de circulation influence la vie et les interactions des résidants riverains et l’utilisation qu’ils font de la rue. Plus de trafic entraîne moins d’interactions sociales et moins d’activités dans la rue. La grande circulation a aussi un impact direct sur la santé. En effet, les gens marchent moins ou font moins de vélo alors leur forme physique s’en ressent. Pour contrer cette tendance, l’aménagement de rues piétonnières s’avère un moyen de redonner la rue au citoyen, dans les sociétés occidentales How To Take Care Of A Tattoo.
• Isolement. En plus de l’isolement crée par la perte de la rue au dépens de la circulation (limitation des interactions sociales), il y a aussi l’isolement crée par une planification non adéquate. Ainsi, la localisation d’infrastructure suite à une planification “aveugle” a des effets sur les communautés avoisinantes. Une mauvaise planification peut séparer les communautés par un corridor de transport, créant même jusqu’à l’isolement de certains lieux et brisant les tissus sociaux antérieurs.
• La congestion. Les déplacements quotidiens sont “obligatoires” (domicile-travail) ou “volontaires” (achats, visites, loisirs). Les premiers s’effectuent souvent à horaire fixe tandis que les autres sont à horaire variable. Les premiers sont en grande partie responsables des pointes dans les flux de circulation. La convergence spatiale de ces flux entraîne une surcharge des infrastructures voire même leur congestion qui à l’occasion entraîne l’immobilisation totale de la circulation.
•
• Qualité de l’air. Les émissions atmosphériques de polluants provenant de la combustion motrice, ont un effet sur l’air mais aussi sur les pluies acides et le réchauffement du globe. En milieu urbain, 50% de la pollution de l’air est due à la circulation.
• Bruit. Irritant majeur, le bruit peut être une nuisance qui dans certains cas peut être préoccupant pour la santé mais surtout pour le bien être. Il peut se manifester à trois niveaux selon l’intensité des émissions; gêne psychologique (perturbation, mécontentement), gêne fonctionnelle (trouble les activités comme le sommeil, le travail, la parole) ou gêne physiologique (problèmes de santé comme la fatigue, impact sur l’audition).
• Qualité de l’eau. Les déversements accidentels ou non, de polluants ou de déchets sont sources de contamination autant de l’eau de surface que l’eau de la nappe phréatique. Le rôle du transport au niveau de la pollution de l’eau est de 4%.
• Consommation d’espace (aspect esthétique). Les transports sont de grands consommateurs d’espace quand on pense aux nombreuses infrastructures et équipements qu’ils nécessitent. De plus, les aménagements ne sont pas toujours faits avec un souci d’esthétisme. Ces deux impacts visuels sont négatifs parce qu’ils peuvent détériorer la qualité de vie des eyelash growth populations.
• Les nuisances. Tout véhicule motorisé cause un élément de danger et de nuisance. Le bruit et les vibrations associés aux trains, aux camions et aux avions près des aéroports sont des irritants majeurs, tout comme la peur d’accident ou les interruptions de sommeil de ceux vivant à proximité d’un aéroport. La saleté sur les buildings provient essentiellement des gaz d’échappement des véhicules en circulation. Certains polluants peuvent produire certains troubles respiratoires et aggraver les maladies cardio-vasculaires. De plus, la congestion peut entraîner du stress et de l’anxiété tout comme la peur des accidents, sans parler bien entendu des conséquences des accidents qui peuvent même faire perdre la vie ou causer des blessures physiques majeures. Dans le monde, plus de 500 000 personnes sont tuées par année dans les transports. Plusieurs millions y sont blessés. Le niveau de sécurité dépend du mode de transport (Statistiques pour le Canada).
Conclusion
Les transports touchent toutes les personnes et affectent leur bien-être économique, leur sécurité et la qualité de leur environnement depuis toujours. Quand le système de transport est déficient, il peut être source de frustrations et de pertes économiques, de bien-être, de mobilité ou autres mais lorsqu’il est efficace et performant, il fournit opportunités et bénéfices économiques, sociaux et plus. Les transports ont aussi un coût social et environnemental à ne pas web for mobile négliger.